Cela fait maintenant 8 jours que nous, habitants de Bordeaux Métropole avons pris comme une claque l'annonce de ce troisième confinement avec fermeture des écoles.
Nous n'avons pas compris pourquoi, tout comme les Brestois, nous devions vivre comme des parisiens...
Peut-être est-ce de la solidarité nationale, peut-être est-ce de la prévention.
Seul Jupiter Macron et sa cour le savent.
Nous sommes confinés, nous n'avons pas le droit de nous réunir chez nous à plus de six, nous n'avons pas le droit d'aller au cinéma, au restaurant etc...
Mais, durant le weekend Pascal ceux qui le souhaitent peuvent aller se confiner à la campagne.
Tsssssd, c'est bien une connerie de bobo parisien politique.
Mais qui a le besoin et la capacité d'aller se confiner à la campagne ?
Ceux qui ont les moyens d'avoir une résidence secondaire ou de de payer un gîte pour 4 semaines, autant dire pas la famille de 5 enfants de la Courneuve ou d'un autre quartier défavorisé de la région parisienne.
Une fois de plus nous avons droit à une décision politique à deux vitesses.
D'un côté ceux qui peuvent aller à la campagne (10%) de la population peut être, et de l'autre, l'écrasante majorité qui doit bosser et vivre avec ses enfants confiné en appartement.
Certes, vous allez me dire ce n'est pas mon cas. C'est vrai, vous avez raison, nous vivons en maison sur un terrain assez grand pour avoir une piscine, un trampoline, une balançoire avec la forêt juste à côté pour aller s'aérer, mais...
Cela ne doit pas m'empêcher de penser à tous ceux qui ne sont pas dans ma situation et qui vont en baver.
Ils vont en baver parce que télétravailler quand l'employeur le permet en faisant l'école à la maison à des moins de 14 ans c'est impossible, à moins de bosser la nuit.
J'arrête là mon couplet qui ne me concerne pas, et je vais faire la synthèse de ma journée.
Ce matin, ma femme, infirmière, est partie travailler, moi j'ai assumé mon rôle de papa non essentiel.
J'ai passé l'aspirateur, fait le lit, supervisé l'habillage de la cadette de 10 ans, qui va fêter son deuxième anniversaire sous confinement, puis nous avons attaqué la classe à la maison.
Je n'ai pas eu 5 minutes de temps pour pouvoir travailler sur quoique ce soit, car il a fallu expliquer le travail attendu, expliquer ce qui n'était pas compris, bref, bosser comme un instituteur que je ne suis pas.
J'ai ensuite fait le repas de midi, mangé avec ma fille et pris enfin une heure sur sa récréation temps libre pour bosser.
14h00 reprise des cours jusqu'à 16h00, et ensuite préparation du repas de ce soir, un "fouzitout" maison avec les restes du frigo: oignons, tomates, courgettes, chair à saucisse.
17h30 arrivée de ma moitié, nous allons marcher ensemble pour prendre de l'exercice.
Belle journée de production.